Une visite de mes classeurs et de mes dossiers

La difficulté que je retiens le plus de mes débuts en généalogie, surtout à l'âge de 13 ans, est l'organisation extrêmement précise qu'il m'a fallu acquérir. Ainsi, c'est des centaines de SOSA, des notes, des photographies, des cartes postales anciennes, des anecdotes et des recherches infructueuses (qu'on espère débloquer un jour) qu'il a fallu mettre en page, classer, ranger.


A l'âge auquel j'ai débuté, je n'avais pas idée de la charge d'information que j'allais récolter et ne prêtais pas attention à leur classement. Il en résulte des recherches ralenties et en puzzle (dont il me reste encore des papiers et des dossiers informatiques en fouillis).

Il y a 1 an, ma passion pour l'Histoire et mes ancêtres a décuplé. La raison ? L'envie d'écrire à mon grand-père l'histoire de notre nom de famille et des personnes qui l'ont porté de 1675 à nos jours. Je n'ai jamais autant enquêté que pendant son écriture.
D'ailleurs, c'est de ce livre que je tiens le titre de mon blog "La terre de nos racines" : ma lignée patronymique est exclusivement composée de laboureurs/propriétaires cultivateurs particulièrement aisés, tous nés, mariés, décédés en mon village natal, Pralong (42) depuis plus de quatre siècles. La "terre" est alors le rappel de la terre qu'ils travaillaient et chérissaient, ainsi que notre terre natale.
Pour mener à bien ce "livre" (qui est en fait un petit livret de 30 pages hors annexes), il m'a fallu être organisée... Oups !

Le plus dur, c'est de choisir son support. Mon âge et ma familiarité avec l'informatique depuis petite rendrait logique que ma généalogie soit informatisée.

Pourtant, je suis attachée à mon stylo plume et à mon classeur. J'adore écrire avec ma petite écriture d'écolière. Ainsi, j'ai toujours penché vers une utilisation papier plus ou moins écologique les 8 dernières années (aïe !). Mes années à étudier la nature et sa beauté ont vite fait de me résonner. Il n'est alors plus question pour moi d'abuser de l'imprimante. J'alterne donc entre informatique et papier. Les seules fiches (crées à l'aide de Microsoft Office Word) que j'imprime sont celles-ci :


La première est une fiche par famille sous forme d'arbre. Le couple principal, dont la génération est indiqué en chiffre romain en haut à droite (ex : GUILLOUF XI) est au milieu de la fiche. Les deux premières lignes sont pour leurs prénoms et nom, le reste pour les dates et lieux de naissance et décès. Au centre, j'indique la date et le lieu du mariage ainsi que la page sur le registre en ligne (ou le numéro de l'acte s'il n'est pas en ligne). Les cases du haut sont pour les parents des époux (avec seulement leurs dates de naissance et décès par gain de place). En bas et sous forme de liste, j'inscris leurs enfants (dans l'ordre de naissance si je peux) avec prénoms, naissance, décès, pages des registres et informations complémentaires. Evidemment, s'ils ont plus de 5 enfants, j'imprime au verso des lignes supplémentaires.
L'espace vacant de la feuille (volontairement large) me sert à d'autres notes diverses : profession, domicile, calculs d'âges, liens de parentés des témoins, notaires, parrains/marraines... Il m'est alors possible de les compléter au fil de la lecture des actes et de ne rien rater !

La deuxième est une fiche lignée simple pour accompagner mes recherches difficiles et inscrire tout les éléments importants à la résolution de certaines énigmes.

La troisième est une fiche de relevé de registres. Je l'utilise lorsqu'une famille est très localisée dans un village pour avoir une vue d'ensemble de la famille durant x années (pour des recherches bien plus poussées). Je note ainsi chaque fois qu'un "GUILLOUF", par exemple, est nommé dans un acte (que ce soit un témoin, un parent ou le principal intéressé). Lorsque qu'il a signé, je souligne son nom dans mon tableau.


Pour la partie informatique, c'est très simple également. Tout est sauvegardé sur OneDrive (stockage en ligne par Microsoft). Aucune capture d'écran d'actes en ligne n'est enregistrée (par gain de mémoire). De mes actes, je ne garde qu'un index des signatures collectées et datées (importantes pour confirmer ou infirmer une homonymie).


En parallèle de ces fiches, je complète mon arbre sur Heredis afin d'avoir un visuel complet de mon ascendance. J'ai fais le choix de ne pas le publier en ligne, un peu exaspérée des "copieurs". Pour ne pas rater d'éventuels cousins, je prend contact rapidement avec les auteurs d'arbres correspondant sur Geneanet.

Pour terminer, je numérise avec mon Canon Canoscan Mark II mes photographies et documents. Les originaux sont rangés dans une vieille boite à biscuit bretons. Les photographies sont retouchées au mieux (peut-être un futur article ?) pour être ensuite intégrées à mon arbre ou reproduites pour ma décoration intérieure !

Commentaires

  1. Bonjour
    Deux questions : tout d'abord, pourquoi faire les fiches que vous remplissez à la main, si ensuite vous saisissez les informations dans Heredis ? Pourquoi ne pas directement utiliser Heredis, en indiquant vos remarques dans les notes de recherches par exemple ?
    Ensuite, pourquoi avoir peur de publier votre généalogie, à partir du moment où les contemporains sont masqués ? Vous dites avoir peur des pilleurs, mais même s'il est parfois crispant de retrouver une partie de ses recherches recopiées telles quelles dans d'autres arbres en ligne, est ce vraiment un problème ?
    Depuis que mon arbre est en ligne, je pense avoir trouvé au moins autant de pistes sur les arbres des autres que de cousins plus ou moins lointains venus se servir sans me contacter. Du coup, pour faciliter l'échange, j'indique maintenant la totalité de la source, à savoir en plus du registre, la page précise de l'acte.

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  2. Bonjour,
    Je l'ai justement écris dans mon article. Je suis très attachée à ma plume et mon classeur. Je n'ai aucune envie d'enlever ça de ma généalogie ! En plus de cela, je trouve cela bien plus pratique et au moins, c'est figé :D Je fais des schémas sur mes fiches, j'écris des choses au crayon à papier qui sont les choses à vérifier, à la plume celles qui le sont déjà. Et au moins, toutes les infos sont sur la même feuille pour une famille, pas besoin de farfouiller sur les fiches de tous les individus sur Heredis :D Depuis que j'ai choisi ces fiches, ma généalogie avance beaucoup plus rapidement et c'est un plaisir :)
    Pour la publication c'est un choix que j'ai fais en adéquation avec ma famille qui ne le souhaite pas. Vous dites trouver des pistes, moi aussi, je cherche sur Geneanet, je trouve d'autres arbres, je les contacte et si ma branche les intéresse, je leur envoie un fichier .ged. Au final, il n'y a pas d'inconvénient car j'en tire les mêmes pistes (il faut juste penser à chercher toutes les personnes !). Ce choix n'est pas non plus définitif. :)

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  3. Voilà une organisation assez originale de la part d’une jeune fille qui réfléchit beaucoup.
    Le dossier de signatures me donne envie de constituer ce type de collection intéressante.
    Le plaisir que tu prends à classer tes découvertes apparaît comme le moteur essentiel qui fait vivre ta généalogie.
    Bravo pour ton livre, ton grand-père a de la chance d’avoir une jeune passionnée de généalogie qui lui offre ce cadeau.

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  4. Bonjour
    Très intéressant votre article et cela me rappelle d'emblée mes premières fiches en généalogie que j'ai commencée également à l'âge de 13 ans avec mes grands-parents, fiches que j'ai toujours en ma possession dans des classeurs. C'est très bien de partager son expérience et l'écrit est en effet un bon moyen de s'évader et complète le logiciel ou inversement comme on veut. En tout cas votre famille semble vous accompagner dans cette quête et c'est l'essentiel.
    Un geneablogueur trentenaire @benetit92 blog : MesRacinesFamiliales

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  5. Aah ça, je me reconnais bien là-dedans aussi ! Au début, j'enregistrais les documents et actes comme ça, sur mon ordi, mais j'ai rapidement été débordée. C'est intéressant cette idée de fiches, ça doit permettre d'y voir plus clair. Au final, on trouve tous notre propre organisation qui nous convient :)

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    1. Oh que oui ! J'ai fais la même chose, j'enregistrais tout (la preuve j'en ai encore qui débordent dans des vieux dossiers "à trier" :'). Finalement, aujourd'hui on peut avoir internet partout avec la 3G/4G alors noter le numéro de la page est largement suffisant...
      En effet, à force de s'essayer à différentes méthodes, on trouve sa technique !

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